Aller au contenu principal

Les 5 gestes éco-responsables à adopter cet hiver au ski

Les montagnes se dressent en première ligne face au réchauffement climatique. Il existe heureusement de nombreux éco-gestes pour concilier sports d'hiver et respect de l'environnement. Voici 5 réflexes green à adopter cette année au ski.

Réserver un billet de train

Transports, matériel, consommation énergétique, perturbation de la faune... Les sports d'hiver n'ont pas toujours rimé avec tourisme durable. Pourtant, ça s'améliore. Les stations de ski s'engagent de plus en plus pour la protection de l'environnement et les skieurs modifient leurs habitudes. Voici cinq gestes, cinq idées pour skier eco-friendly cet hiver...

 

Petits gestes, grande cause : le ski eco-friendly

  1. Louer son matériel de ski
  2. Se faire prêter des vêtements ou miser sur des marques éthiques
  3. Consommer local en montagne (en plus c’est bon !)
  4. Zéro déchet... au moins dans la neige !
  5. Choisir un mode de transport à faible émission de CO2e

 

 

ski boutique
© Iakov Filimonov

1. Louer son matériel de ski

Ne tournons pas autour du pot : s'acheter une paire de ski flambant neuves ou le tout dernier modèle de snowboard n'est pas la meilleure idée si vous avez envie de partir au ski avec le désir de réduire votre empreinte environnementale. Surtout que la location de matériel de ski est simplissime et permet d'optimiser l'utilisation des skis, planches, bâtons, casques et autres lunettes... Un bon exemple de l'économie du partage, en somme. Si vous ne skiez qu'occasionnellement, c'est même économique.

Vous pouvez aussi emprunter à des amis ou acheter du matériel d'occasion.

Et si vous préférez acheter du neuf, misez sur des produits éco-conçus, fabriquées à partir de matières recyclées, moins nocives pour la planète et facilement recyclables. Quand on sait que près de 1500 tonnes de vieux skis et snowboards sont jetés chaque année en France, selon l'association Mountain Riders, c'est tout sauf un petit geste !

 

Un père et son fils s'habillent pour aller skier
© iStock - mihailomilovanovic

2. Se faire prêter des vêtements ou miser sur des marques éco-responsables

​​​​​​Se faire prêter des vêtements de ski est un excellent éco-geste pour partir en montagne. Combinaison, veste, pantalon, gants... Il y a peut-être quelqu'un dans votre famille ou dans votre cercle d'amis qui peut vous en prêter. Vous pouvez aussi tenter d'acheter d'occasion : le réemploi augmente la durée de vie de nos vêtements et préserve les ressources.

Si vous avez tout de même décidé d'investir dans du neuf, sachez que de plus en plus de marques proposent des lignes éthiques et durables. Certaines créent des vestes en polyester issu du recyclage de bouteilles en plastique, privilégient le coton bio et éthique ou garantissent zéro traitement chimique nocif dans leurs vêtements. Fiez-vous aux labels, comme GOTS, une certification internationale qui fait autorité, Ecocert textile ou encore l'Ecolabel européen.

Un trou dans votre pantalon de ski ? Pensez enfin réparation, souvent plus facile qu'il n'y paraît !

Des amis dégustent une fondue savoyarde pendant des vacances au ski.
La fondue savoyarde : un plat incontournable au ski et 100% local ! - © iStock - SolStock

3. Consommer local en montagne (en plus c’est bon !)

Locavore jusqu'en haut des cimes, oui c'est possible ! Pour vous, c'est l'occasion rêvée de consommer les produits locaux. Fondue savoyarde, crozets, diots et pormoniers ou encore reblochon dans les Alpes ; cassoulet, garbure ou fromages de brebis du côté des Pyrénées.

Certaines stations font tout pour mettre à l'honneur les producteurs locaux, comme du côté de Flaine, Samoëns, Les Carroz, Morillon et Sixt Fer à Cheval, avec le label Origine Grand Massif. Acheter des produits du coin évite le recours à des transports énergivores et renforce l'activité agricole et artisanale des zones montagnardes.

A vous les pique-niques avec des produits locaux avec vue sur les sommets.

Une femme boit un café aux sports d'hiver
© iStock - SeventyFour

4. Zéro déchet... au moins dans la neige !

Selon Mountain Riders, environ 150 tonnes de détritus en tout genre finiraient échoués chaque année dans nos montagnes... pour se dévoiler aux beaux jours, une fois la neige fondue. Inquiétant quand on sait qu'un emballage en plastique met jusqu'à 450 ans pour se dégrader et un forfait de ski près d'un millénaire. Mobilisées, les stations de ski installent des poubelles et des bacs de tri un peu partout, jusqu'à la sortie des téléphériques et des remontées mécaniques.

Les déchets les plus ramassés l'été par les bénévoles de Mountain Riders sont les mégots. Or un seul d'entre eux pollue 500 litres d'eau et 1 m3 de neige. En plus, il ne se dégradera qu'au bout de 2 à 10 ans. Petit déchet aux grosses conséquences... Vous êtes fumeur ? Une solution très simple existe : le cendrier de poche.

Le train "Mont-Blanc Express" l'hiver, dans la vallée de Chamonix
Le train "Mont-Blanc Express" l'hiver, dans la vallée de Chamonix. - © iStock - JolieQ

5. Choisir un mode de transport à faible émission de CO2e

Retour à la case départ. Comment rejoindre votre station de ski cet hiver en limitant au maximum votre empreinte carbone ? Bonne question, puisque le transport génère 60 % des émissions de gaz à effet de serre en montagne. La meilleure solution reste le train. Hé oui, le train émet jusqu’à 50 fois moins de CO2e que la voiture(1) et 80 fois moins que l'avion(2).

Bien sûr certaines stations demeurent difficiles d'accès en train. Dans ce cas pensez multimodalité. Par exemple, prenez le train jusqu'à la grande gare SNCF la plus proche, puis louez chez AVIS une voiture électrique ou hybride, aux émissions de CO2e nulles ou réduites. De très nombreuses stations sont accessibles en navette bus depuis la gare la plus proche.

>> Réservez votre voiture électrique ou hybride avec l’offre Ma Location AVIS. Grâce à l’achat de votre billet de train, vous profiterez de prix réduits sur votre location de voiture !

Mentions légales

Mentions légales

(1)Le train émet jusqu'à 50 fois moins que la voiture : le calcul se base sur l’émission de CO2e d’une voiture partagée (taux d’occupation moyen de 2,2 passagers) issue de la Base Carbone de l’ADEME, soit 88g de CO2e/km/voyageur, divisée par l’émission de CO2e moyenne des trains à grande vitesse (TGV, Lyria, OUIGO) issue des consommations d’énergie sur la base de l'année 2019 soit 1,73g de CO2e/km/voyageur. (Source : Réseau de transport d’électricités (Rte), 2019) et fréquentations de 2019).

(2) Le train émet 80 fois moins que l’avion : le calcul se base sur l’émission de CO2e de l’avion issue de la Base Carbone de l’ADEME (Avion - voyageurs - 101-220 sièges, trajets de <500 km, 500-1000 km et court courrier sans trainée), soit 141g de CO2e /km/voyageur, divisée par l’émission de CO2e moyenne des trains à grande vitesse (TGV, Lyria, OUIGO) issue des consommations d’énergie sur la base de l'année 2019 soit 1,73g de CO2e/km/voyageur (Source : Réseau de transport d’électricités (Rte), 2019) et fréquentations de 2019).

Cet article vous a plu ? Partagez-le !

Journaliste

02/01/2022